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Le toit du monde I et II

2010-2111

Installation vidéo avec 6 moniteurs et lecteurs vidéo

Avec les danseurs : Eva Vandest, Taoufik Idrissi Mdaghri, Taoufik Izidiou, Malak Sebai, Meryem Jazouli, Cie Ex Nihilo

Le toit du monde, c’est un jeu d’improvisations et de rencontres, orchestré par un processus qui prend sa source bien au-delà et pensé à la fois comme un projet et une installation. 

Le toit du monde c’est un assemblage : le ciel, la ville, le vide, les corps… Les corps qui appréhendent librement émotions, espace et absence de murs… Et au-delà des murs chargés de passé des anciens abattoirs, au-delà des enjeux et polémiques suscitée par cet espace désaffecté, agir, dans et par un projet qui s’installe où personne ne cherche à s’installer, sur un toit aux frontières juste matérialisées par le vertige.

Le toit du monde c’est une juxtaposition de corps qui viennent successivement s’expérimenter, se confronter, s’émouvoir et se mouvoir dans cette absence d’espace qu’ils font exister… Et si c’était aussi ce vide, cette ouverture sur la ville, sur le ciel, qui faisait réciproquement exister ces corps ? Cette imbrication, cette rencontre, juste mémorisée par l’œil de la caméra, ces performances sans public à ciel ouvert, sont autant de pièces d’un puzzle à l’infini, autant de complicités et d’expressions autour d’une même forme. Un regard sur un lieu, un quartier, une ville, ici ou là-bas, ailleurs… 

Là où danser sur les toits peut être un acte de résistance et d’existence.

(Florence renault)

2026

Installation vidéo projection

Performance-vidéo

Avec le danseur : Anatole Hasslauer

 

L’artiste revisite Le toit du monde - une performance à huis-clos réalisée en 2011 avec six danseurs sur le toit des anciens abattoirs de Casablanca - dans un phare planté au milieu des vignes de Verzenay. Ici, non plus le vide et l'espace sans limite, mais l'étroitesse d'une lanterne vitrée où le corps ne se donne jamais entièrement, morcelé par l'espace, fragmenté, jamais saisi dans sa totalité. Ici, un danseur seul fait l'expérience d’une contrainte qu'il tente de traverser, dans ce lieu paradoxal, suspendu entre ciel et terre. Un corps ni enfermé ni libéré, qui appréhende depuis l'intérieur le dehors qui l'entoure, un corps contenu, et pourtant traversé par l'horizon. Dans cette performance sans public, juste mémorisée par l'œil de la caméra, le danseur cherche sa place, là, où l'espace n'en laisse que peu, là, où se dresse un signal sans mer, sans lumière et sans naufrage.

(Florence renault)

Website by Florence Renault & Younes Atbane 

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