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Nous avons réalisé cette installation du 9 au 16 septembre 2012 sur la Digue du Large. Une semaine face à la mer, ivres de vent et de soleil, à poser ensemble ce geste dérisoire et magnifique. L’œuvre a résisté à un mistral de force 9, mais pas à quelques mains humaines. Nous n’avons vu de notre ouvrage que ce que nous vous donnons à voir ici. à peine achevée, l’installation fut détruite par un passant de la Digue et pas une feuille d’or ne fut retrouvée alentour ! Nous ne saurons jamais ce qui lui déplut tant, ou peut-être ce passant s’est-il pris au jeu de l’œuvre, y voyant là un matériau de valeur ? L’enquête fut vivement menée au sein du Port et restera sans réponse : qui a volé l’or d’Afrique ? c’était bien la question posée, me dit-on simplement au secrétariat du service de sécurité… Les deux jours qui suivirent, nous avons à nouveau recouvert quelques blocs avec ce qui restait d’adhésif, pour enfin apercevoir depuis la mer, lors d’une promenade en bateau, les éclats de lumière d’Or d’Afrique…
Projet en dérive
Le Piège
Le piège
2009
Performance
Installation vidéo
Avec la complicité de :
Meryem Jazouli, chorégraphe et interprète.
Florence Renault-Darsi, commissaire d'exposition
Le piège est une performance-vidéo qui convoque l'imaginaire de la peinture orientaliste pour mieux en démonter les mécanismes. Hassan Darsi reconstitue un tableau vivant avec le soin de quelqu'un qui sait exactement ce qu'il cite. Le décor est bricolé avec les moyens du bord, mais avec suffisamment d’attention pour que l'illusion fonctionne. Les codes du genre sont convoqués, clichés assumés jusqu'à l'excès : odalisque alanguie, esclave en retrait, animal exotique, draperies, miroirs, coffrets, corbeille de fruits, lumière chaude et tamisée. Le léopard empaillé traverse la scène, la séduction opère, immédiatement, inéluctablement… Et puis, subitement, quelque chose lâche, le tableau se défait, le subterfuge se dévoile. C'est là que le piège se referme sur le regardeur, happé par un Orient rêvé et instrumentalisé qui soudain se dérobe. L’artiste laisse le fantasme se déployer pour mieux en révéler la construction et les artifices.
(FRD)

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